PULPO LE POULPE

Des tentacules plein la tête

Le poulpe est un mollusque qui se caractérise par ses huit tentacules  comportant chacun jusqu’à plus de 200 ventouses. Son corps est entièrement mou hormis un bec comparable à celui des perroquets qui permet notamment d’injecter un venin même à travers la carapace d’un crustacé.
Son sang est bleu et non rouge comme chez les vertébrés à cause de l’absence d’hémoglobine qui est remplacée par l’hémocyanine. Autre bizarrerie, il possède 3 cœurs !
La plus grande espèce répertoriée est la pieuvre géante du pacifique dont le plus gros spécimen péché atteignait 9,60 mètres d’envergure.
C’est un prédateur. Il chasse grâce à son excellente vue en se déplaçant au ras du sol. Doublant son poids presque tous les trois mois, il est doté d’un appétit féroce, friand de coquillages et de crabes.

Refoulant l’eau de mer par un siphon, le poulpe peut se propulser pour échapper à ses poursuivants comme un avion à réaction. Il prend la fuite en projetant à volonté un ou plusieurs nuages d’encre. Le cas échéant, si un de ses bras est sectionné, il peut repousser.
La mollesse de son corps rend sans doute le poulpe vulnérable, mais c’est aussi un moyen de défense. Il est capable de s’introduire dans des fissures incroyablement étroites pour sa taille et de s’y dissimuler. Il se camoufle en changeant de couleur avec une rapidité inégalée dans le monde animal, les caméléons sont coiffés au poteau !



Au cours de la parade nuptiale, le mâle exhibe ses tentacules : pour séduire sa partenaire, il ouvre son manteau afin de lui montrer ses ventouses, qui sont plus grosses que celles de la femelle ! Un de ses tentacules s’est transformé pour l’occasion en organe copulateur. L’accouplement dure une ou plusieurs heures, au cours desquelles les amoureux changent de couleurs, signe d’une activité émotionnelle intense.
La femelle poulpe est une mère hors paire. Pendant environs 6 semaines, elle protège, aère et nettoie ses œufs sans manger. Lorsqu’ils éclosent, la femelle meurt affaiblie et décharnée.
L’espérance de vie du poulpe varie de 6 mois à 5 ans en fonction des espèces.

Le poulpe fait preuve d’une intelligence étonnante, capable de mémorisation, de déduction et d’apprentissage. En captivité, il peut ouvrir le couvercle d’un bocal pour accéder à la nourriture contenue dans ce dernier. Dans la nature, il utilise des gestes semblables pour ouvrir les coquillages. Il possède des centres nerveux sur les tentacules qui permettent à l’animal de contrôler ses multiples mouvements sans surcharger son cerveau : le poulpe a de l’intelligence dans les tentacules !

Certaines études démontrent que les poulpes pourraient pressentir les tremblements de terre. Paul le poulpe et ses pronostics footballistiques n’ont qu’à bien se tenir !
LABRE NETTOYEUR (Labrus dimidiatus)

D’une taille moyenne de 10 cm, le labre nettoyeur vit dans la région Indopacifique (présent de la mer rouge au Pacifique). C’est un poisson très sédentaire que l’on trouve le plus souvent aux abords des massifs de coraux dans lesquels il se réfugie en cas de danger. Il tient son nom du fait qu’il nettoie les poissons du récif en se nourrissant des crustacés parasites et de leurs peaux mortes.

Le labre sait se faire remarquer grâce à sa couleur bleue électrique et à sa rayure longitudinale. Sa nage sautillante assimilée à une danse indique aux autres poissons qu’il est disposé à les nettoyer. Les poissons s’empressent de venir se faire déparasiter : les labres entrent dans leurs bouches et dans leurs ouïes pour nettoyer leurs dents et leurs branchies. Même les requins font la queue pour se faire nettoyer !

Les labres nettoyeurs sont des poissons hermaphrodites : ils naissent tous mâles et se transforment en femelles au cours de leur vie. Cependant, les femelles peuvent se transformer en mâle si le mâle dominant meurt.

La nuit, le labre s’enroule dans un cocon muqueux protecteur qu'il produit tous les jours.
CREVETTE NETTOYEUSE (Lysmata amboinensis)

Quand vient la nuit, les labres-nettoyeurs vont se coucher. Les stations de nettoyage sont donc fermées. Cependant, les retardataires ont de la chance car les crevettes-nettoyeuses assurent un service continu. Elles montent sur les poissons endormis et mangent les parasites comestibles de leur peau.

La crevette nettoyeuse se rencontre dans les mers tropicales. D’une taille moyenne de 6 cm, elle est reconnaissable par sa couleur rouge et blanche et  ses antennes blanches mesurant deux fois la taille de son corps.

La crevette nettoyeuse vit dans les récifs coralliens, les zones rocheuses et les grottes profondes. Elle se nourrit de parasites qui vivent sur les poissons qu’elle attire en agitant ses quatre antennes blanches.  Grâce à leur rôle de « nettoyeuses », elles aident les autres animaux marins à rester en bonne santé, en nettoyant leur peau, leurs branchies et leurs dents. La crevette nettoyeuse peut s’occuper de 300 poissons par jour !

Les crevettes nettoyeuses sont hermaphrodites protérandriques, c'est-à-dire qu’elles naissent mâle avant de devenir femelle. Elles vivent en couple. Le mâle est plus petit que la femelle. Les femelles portent leurs œufs sur leurs appendices abdominaux appelés pléopodes jusqu’à l’éclosion des larves. Une ponte a lieu toutes les 2 ou 3 semaines en général.
Le Requin Zèbre (Stegostoma fasciatum)

D’une apparence peu commune, ce requin possède un charme de félin et attire l’attention de tous. Sa nageoire caudale presque aussi longue que le corps lui-même, ses formes et ses couleurs rendent sa nage élégante et particulière.

On le « surnomme » requin léopard car à l’âge adulte ses rayures laissent place à des tâches comme celle d’un léopard. Il change totalement d’apparence et cela crée confusion et ce même dans les livres. Mais attention ce sont deux espèces différentes, le requin léopard (Triakis semifasciata) vit sur la côte pacifique américaine.

On le trouve dans l’Indo-pacifique, généralement dans des endroits abrités des courants et de préférence vers la côte et parfois au large. Il se nourrit essentiellement de poissons plats, de mollusques, de crustacés et n'hésite pas à fouiller le sable pour dénicher ses proies.

Chez les requins nous pouvons observer tout type de reproduction : ovipare, vivipare et ovovivipare. Celui-ci est ovipare et on peut compter de 4 à 29 petits par portée. La taille à la naissance est de 20 centimètres et ils atteignent la maturité sexuelle à un âge d'environ 10 ans. A l’âge adulte, leur taille maximale est de 1,80 mètre.

L’Aquarium de Paris vient d’acquérir un jeune requin zèbre mâle pour cohabiter avec les deux femelles du bassin des requins. Nous espérons ainsi obtenir des pontes dans les années à venir !

L’hippocampe
Leur taille varie de 7 à 15 cm. Ils apprécient les eaux peu profondes le long des côtes. Ils évoluent particulièrement dans les prairies sous-marines où ils peuvent s’accrocher à des plantes aquatiques.
Pour se fondre dans l’environnement, ils peuvent changer de couleur et s’accrocher aux plantes pour passer inaperçus.
Attendant en embuscade (grâce à leur camouflage) les petits crustacés, larves et plancton, ils utilisent leur bouche comme un puissant aspirateur, ou plutôt, compte tenu de sa forme tubulaire, comme une paille. Ils les repèrent visuellement, grâce à des yeux bien développés et mobiles indépendants l’un de l’autre, et aspirent la proie en déplaçant brutalement un os dans leur bouche, ce qui provoque une dépression importante.
L’hippocampe n’a pas d’écailles mais une peau tendue sur des plaques osseuses. Il se propulse dans l’eau à l’aide de sa nageoire dorsale, les nageoires pectorales lui servant à se diriger. Leur petite « couronne »sur le haut de leur tête, est presque aussi particulière à chaque individu que les empreintes digitales chez l’humain.
Les hippocampes sont monogames et chaque matin, le couple effectue une danse rituelle. La femelle rejoint le mâle dans son territoire et ils se saluent par une profusion de couleurs éclatantes. Le couple se fixe par la queue à une plante aquatique puis ils évoluent ensemble tout en tournant.
Après 3 jours de cours auprès de sa belle, on constate un changement de couleur qui annonce le début de l’acte de reproduction. Le couple remonte alors tout doucement vers la surface ventre contre ventre. C’est à ce moment là que la femelle transmet ses œufs dans la poche du mâle, appelée marsupium. Elle peut ainsi en transmettre jusqu'à environ 200. Les œufs sont immédiatement fécondés. Lorsque les petits sont prêts à naître, le mâle se contorsionne pour les expulser. Cet effort peut durer des heures et même des jours. Les petits remontent ensuite à la surface pour respirer puis replongent. Les nouveau-nés mesurent une dizaine de millimètres ; ils ont déjà la forme adulte, mais leur corps reste transparent. À six ou huit mois ils auront atteint la maturité sexuelle.
La population mondiale d'hippocampes est en baisse constante. Elle a diminué de 50% en cinq ans. La pêche industrielle en est la première responsable. En effet, les chalutiers capturent par erreur dans leurs filets des milliers d'hippocampes. La disparition des récifs coralliens et des mangroves constitue un autre facteur de leur extinction progressive.
Le poissons ballon
Nous avons décidé de vous présenter ici un poisson très aimé par nos visiteurs. Attention à ne pas avoir confiance en son apparence inoffensive ! Le poisson ballon  regorge bien des surprises... . Il s’agit d’un poisson appartenant à la famille des Tétraodontidés.
On le trouve jusqu’à une profondeur de 30 mètres près des récifs coralliens, des zones d’éboulis, des lagunes, des prairies d'algues, et dans la zone de marée pour les jeunes. Les poissons de la famille des Tétraodontidés ont quatre grosses dents (d’où leur nom), deux en haut et deux en bas, chaque paire étant fusionnée pour former un bec puissant.

Ce bec leur permet de saisir les coquilles et les squelettes des animaux dont ils se nourrissent (mollusques, étoiles de mer, corail, crustacés) et de les broyer puis de les avaler. En aquarium, il est nécessaire de leur fournir des proies à carapace dure, sinon leurs plaques dentaires ne s’usent pas et ils risquent de ne plus pouvoir fermer la bouche. Ils peuvent rechercher leur nourriture dans le sable qu’ils fouillent par l’émission de jets d’eau pour découvrir les animaux qui y sont enfouis.
Les poissons ballons mesurent selon l’espèce de 15 à 120 centimètres et sont de couleurs très variées avec des taches ou des rayures. Ils sont dépourvus d’écailles, mais la majorité des espèces possèdent des petites épines dans la peau.
Le poisson ballon peut se gonfler devant un prédateur pour devenir 3 à 4 fois plus gros : s'il se sent menacé, il se gonfle en avalant de l’eau et ressemble alors à un ballon d'où ne dépassent que la queue, les yeux et le bec. Ce gonflement peut s’accompagner d’une sécrétion de toxines (tétrodotoxine) qui peut s’avérer mortelle pour les hommes en provoquant un arrêt respiratoire. Ces toxines sont contenues dans leur peau, leurs viscères et leurs gonades. Les muscles n'en contiennent pas. Les japonais sont amateurs de la chair du poisson ballon servie sous le nom de Fugu dans les restaurants. Il faut être un cuisinier japonais diplômé d'état pour savoir préparer et servir la chair de ce poisson sans danger. Entre 20 et 100 personnes décèderaient suite à la consommation de fugu chaque année.
 
 
 
Contact Evènementiel Partenaires Bonus Mentions légales